mercredi 25 août 2010

Bienvenue à l'Université de Genève


Etudier à l’Université, c’est entrer dans un autre rapport au savoir. C’est prendre le temps de comprendre les phénomènes dans leurs multiples dimensions, de les mettre en perspective, de leur donner une profondeur historique, d’en explorer toute la complexité.



Car l’Université constitue un lieu de réflexion privilégié où la création intellectuelle est encouragée, tant dans le domaine de l’enseignement qu’en matière de recherche.



A la pointe des sciences fondamentales et expérimentales, en prise directe avec les enjeux et les besoins de la société, l’Université de Genève est un espace de découverte qui interroge le présent autant qu’il construit l’avenir.



C’est cette dimension spécifique qui vient enrichir presque immédiatement les journées des nouveaux étudiants universitaires, modifier leur rapport à ce qu’ils vont acquérir et donner un sens intéressant à la «vie d’étudiant».


Période rare et précieuse, les études universitaires ouvrent de nouvelles perspectives sur les connaissances. Cette volonté d’élargir le champ du savoir, l’Université de Genève la décline dans ses diverses facultés et se réjouit que les étudiants se l’approprient aujourd’hui, dans l’espoir de lendemains féconds.


Jean-Dominique Vassalli, recteur

inscription en ligne :
http://www.unige.ch/dase/dimwebhome.html

Admission des étudiants étrangers

Admission des étudiants étrangers

PDFRecommandations de la Conférence universitaire suisse CUS

Informations actuelles

Renseignements supplémentaires

Selon une recommandation de la Conférence universitaire suisse (CUS) du 12 octobre 2006 certaines catégorie de candidats et candidates étrangers sont traités comme les candidats et candates suisses:



1.

En ce qui concerne l'admission aux études de médecine, les candidats étrangers suivants sont traités de la même manière que les candidats suisses:





a.

les ressortissants du Liechtenstein;





b.

les étrangers établis en Suisse ou au Liechtenstein;





c.

les autres étrangers domiciliés en Suisse dont les parents sont établis en Suisse;





d.

les autres étrangers domiciliés en Suisse qui sont mariés avec un ressortissant suisse ou dont le conjoint est établi en Suisse depuis au moins cinq ans ou en possession d'un permis de travail suisse depuis au moins cinq ans;





e.

les autres étrangers domiciliés en Suisse, titulaires d'un permis de travail suisse depuis au moins cinq ans, respectivement ceux domiciliés en Suisse dont les parents disposent d'un permis de travail suisse depuis au moins cinq ans;





f.

les autres étrangers domiciliés en Suisse qui ont un certificat de maturité suisse ou un certificat de maturité cantonal reconnu sur le plan suisse (selon l'Ordonnance fédérale du 15 février 1995 sur la reconnaissance des certificats de maturité gymnasiale et le Règlement de la CDIP du 16 janvier 1995 sur la reconnaissance des certificats de maturité gymnasiale) ou un certificat de maturité professionnelle complété par un certificat d'examens complémentaires (selon l'Ordonnance fédérale du 19 décembre 2003 relative à la reconnaissance des certificats de maturité professionnelle pour l'admission aux hautes écoles universitaires);





g.

les enfants domiciliés en Suisse dont les parents, domiciliés en Suisse, sont des ressortissants d'un Etat membre de la Communauté européenne (CE), à condition que ces enfants aient moins de 21 ans ou qu'ils soient à charge (conformément à l'Accord sur la libre circulation avec la CE, annnexe 1, art. 3, §6);





h.

les enfants dont les parents jouissent du statut de diplomate en Suisse;





i.

les réfugiés reconnus par la Suisse.



2.

Pour être traités de la même manière que les candidats suisses, les candidats étrangers doivent remplir les conditions suivantes:





a.

Les étrangers mentionnés à l'al. 1er, let. a à h, doivent disposer des documents établissant leur droit d'accès aux études de médecine au plus tard le jour du délai d'inscription pour les études de médecine fixé par la Conférence universitaire suisse (CUS). Le certificat de fin d'études peut être déposé ultérieurement.





b.

Les réfugiés mentionnés à l'al. 1er, let. i, doivent avoir déposé une demande d'asile en Suisse au plus tard le jour du délai d'inscription pour les études de médecine fixé par la CUS et avoir obtenu l'asile au plus tard le dernier jour du délai d'immatriculation de l'université dans laquelle ils ont obtenu une place d'études.



3.

Demeurent réservées les conditions d'admission générales de l'université choisie par le candidat.





L'admission des candidats étrangers aux études de médecine (médecine humaine, dentaire ou vétérinaire) se base sur les dispositions réglementaires des universités concernées.



Informations actuelles

Les informations actuelles concernant les conditions exigées par chaque université concernée peuvent être consultées sur les sites web de ces universités:



Université de Bâle

Université de Berne

Université de Fribourg

Université de Genève

Université de Lausanne

Université de Neuchâtel

Université de Zurich

Renseignements supplémentaires

Le cas échéant, les services d'admission et d'inscription des universités concernées peuvent donner des renseignements supplémentaires aux candidats d'études.



Université de Bâle

Studiensekretariat

Petersplatz 1

CH-4003 Basel

Tel: +41 (0)61 267 30 23 begin_of_the_skype_highlighting +41 (0)61 267 30 23 end_of_the_skype_highlighting

Fax: +41 (0)61 267 30 35

studsek(at)unibas.ch



Université de Berne

Zulassung, Immatrikulation und Beratung

Hochschulstr. 4

CH-3012 Bern

Tel: +41 (0)31 631 39 11 begin_of_the_skype_highlighting +41 (0)31 631 39 11 end_of_the_skype_highlighting

Fax: +41 (0) 31 631 80 08

info(at)imd.unibe.ch



Université de Fribourg

Service d'admission et d'inscription

Av. de l'Europe 20

CH - 1700 Fribourg

Tel: +41 (0)26 300 70 20 begin_of_the_skype_highlighting +41 (0)26 300 70 20 end_of_the_skype_highlighting

Fax: +41 (0)26 300 97 90

admission(at)unifr.ch



Université de Genève

Espace administratif des étudiants

24, rue du Général-Dufour

CH-1211 Genève 4

Tél: +41 (0)22 - 379 71 11 begin_of_the_skype_highlighting +41 (0)22 - 379 71 11 end_of_the_skype_highlighting

Fax: +41 (0)22 - 379 79 34

immat(at)unige.ch



Université de Lausanne

Service des immatriculations et inscriptions

Unicentre

CH-1015 Lausanne

Tél: +41 (0)21 692 21 00 begin_of_the_skype_highlighting +41 (0)21 692 21 00 end_of_the_skype_highlighting

Fax: +41 (0)21 692 21 05

Immat(at)unil.ch



Université de Neuchâtel

Service académique

Avenue du 1er-Mars 26

CH-2000 Neuchâtel

Tél. +41 (0)32 718 10 00 begin_of_the_skype_highlighting +41 (0)32 718 10 00 end_of_the_skype_highlighting

Fax: +41 (0)32 718 10 01

service.academique(at)unine.ch



Université de Zurich

Kanzlei

Rämistrasse 71

CH-8006 Zürich

Tel: +41 (0)44 634 22 17 begin_of_the_skype_highlighting +41 (0)44 634 22 17 end_of_the_skype_highlighting

Fax +41 (0)44 634 49 01

Email: kanzlei(at)unizh.ch

Etudes de médecine en Suisse

Description générale


Les études de médecine humaine en Suisse se font à l’université et durent au minimum 6 ans.





Il existe 5 facultés de médecine en Suisse :

- Genève (enseignement en français)

- Lausanne (en français)

- Bâle (en allemand)

- Berne (en allemand)

- Zurich (en allemand)





Par ailleurs, deux universités permettent d’effectuer le début des études de médecine en faculté des sciences :

- Neuchâtel : 1ère année (en français)

- Fribourg : 1ère et 2ème années (en français et allemand).





Le cursus général est le suivant :

- 1ère année : sciences fondamentales (physique, chimie, biologie...), anatomie et introduction à la médecine psychosociale

- 2ème et 3ème années : sciences médicales de base (morphologie, physiologie, pathologie...), introduction à la médecine clinique (sémiologie...)

- 4ème année : médecine clinique (par grandes catégories : médecine interne, chirurgie, pédiatrie, gynécologie et obstétrique...)

- 5ème année : année de stages à option

- 6ème année : médecine clinique et examens fédéraux finaux





La proportion des étudiants qui ne terminent pas leurs études est d’environ 25%. Ceci dit, ce chiffre est une statistique assez grossière et je pense que le taux d’échec est plus élevé. La majorité des étudiants sortent après la 1ère ou la 2ème année.





En Suisse, les études sont en théorie gratuites. Il faut néanmoins payer environ 1000 francs suisses par an (environ 700 euros). Les personnes en difficulté financière peuvent parfois obtenir une bourse d’études. Il est aussi possible de travailler pour financer ses études. Vu que celles-ci prennent déjà beaucoup de temps, les personnes qui réussissent à se financer totalement elles-mêmes ont beaucoup de mérite. On trouve ici une estimation du budget nécessaire pour un étudiant en Suisse.





Conditions d’admission

Formation antérieure : il faut un certificat gymnasial ou fédéral de maturité (plus d’infos sur le certificat de maturité ici)





Nationalité : pour les non-Suisses (ou Lichtensteinois), les conditions d’admission à Genève sont listées ici.





Examens d’admission :

- les facultés francophones n’ont pas d’examen d’admission : si vous remplissez les conditions, vous êtes bienvenu en 1ère année ! Les examens des premières années ont un taux d’échec élevé.

- les facultés alémaniques et Fribourg ont un numerus clausus, qui consiste en un examen d’aptitude qui ressemble un peu à un examen psychotechnique ; réussir cet examen vous permet d’entrer en 1ère (mais ne vous garantit de loin pas la réussite des études !).





Les études

Le programme des cours pour chaque faculté est disponible sur Internet :

- Genève

- Lausanne

- Bâle

- Berne

- Zurich





L’enseignement de la médecine en Suisse est en train de changer rapidement. Plusieurs facultés ont instauré des réformes des méthodes d’enseignement, ce qui fait que le cursus n’est plus figé et qu’il est un peu différent dans chaque faculté. Deux méthodes d’enseignement se côtoient : les cours ex cathedra et l’apprentissage par problèmes. Je vous décris le cursus de l’université de Genève.





1ère année : elle vient d’être réformée ! Le nouveau programme est censé être plus adapté aux compétences requises pour la réussite des études et le métier de médecin. L’ancien programme consistait en des cours ex cathedra et des travaux pratiques couvrant les disciplines suivantes :

- physique

- chimie générale et organique

- biochimie

- biologie générale

- biologie humaine

- génétique

- physiologie générale

- anatomie, histologie et embryologie humaines

- statistiques

- introduction à la médecine psychosociale et au système de santé suisse





L’examen, à la fin de l’année, consistait en 4 QCM :

- physique et physiologie

- chimie et biochimie

- biologie (en général)

- anatomie et histologie





Ce type de programme était assez constant entre toutes les facultés, et c’est encore celui qu’on trouve à Lausanne, Neuchâtel et Fribourg.





2ème et 3ème années : ce sont les années précliniques, réparties en unités ; chaque unité dure environ 1 mois et porte sur un système fonctionnel de l’être humain. En voici la liste :

- Croissance et vieillissement cellulaires

- Nutrition et digestion

- Reproduction

- Cœur et circulation

- Excrétion et homéostasie

- Respiration

- Locomotion

- Perception, émotions et comportement

- Défense et immunité

- Infections





Dans chaque unité, on étudie la structure et la fonction du système en question, ses principales atteintes, et les bases de la clinique qui s’y rapporte. Plusieurs disciplines sont enseignées tout au long de ces années : épidémiologie, médecine du travail, système de santé suisse, médecine légale et éthique, histoire de la médecine, informatique médicale... L’enseignement des compétences cliniques (notamment certains gestes techniques de base) et des dimensions communautaires de la médecine (notamment la relation médecin-malade) sont aussi répartis sur ces 2 ans. L’enseignement se fait en majorité par APP, avec des travaux pratiques de morphologie et de physiologie, ainsi que quelques cours ex cathedra. Les examens, à la fin de chaque semestre, consistent en QCM, questions à réponses courtes et examens oraux (majorité de QCM).





A la fin de la 3ème année, l’Immersion en communauté donne la possibilité aux étudiants de réaliser un travail en petits groupes sur un sujet de médecine communautaire. Les possibilités sont vastes, de l’étude de la prise en charge du cancer du sein à Genève jusqu’à la santé dans les squats ou une étude sur le dopage. Il est même possible de réaliser son “immersion” à l’étranger ! Ce mois d’étude est rafraîchissant et très apprécié des étudiants.





Au début de la 4ème année, l’Unité d’introduction à la démarche clinique met les étudiants en contact avec le raisonnement employé lors de la démarche clinique. L’enseignement se fait sur le mode APP.





4ème et 5ème années : ce sont les années cliniques. Elles sont réparties en stages (appelés AMC, apprentissage en milieu clinique), chaque AMC correspondant à une discipline médicale :

- médecine interne (2 mois)

- chirurgie (2 mois)

- pédiatrie (2 mois)

- gynécologie et obstétrique (1 mois)

- psychiatrie (1 mois)

- urgences (1 mois)

- médecine communautaire (1 mois)

- neurologie (3 semaines)

- dermatologie (3 semaines)

- ophtalmologie (3 semaines)

- oto-rhino-laryngologie (3 semaines)





Dans ces années, l’étudiant partage son temps entre des séances d’apprentissage (sur le format de l’APP) et une présence en clinique, où il participe plus ou moins activement selon les disciplines. Ainsi, en médecine interne, l’étudiant est présent 3 jours et demi par semaine dans l’unité de soin, suit les visites et fait l’admission de patients sous la supervision d’un médecin assistant. Par contre, le contact avec la clinique en ORL se résume à suivre quelques consultations. Certaines disciplines sont enseignées tout au long des 4ème et 5ème années : pathologie, radiologie, pharmacologie, médecine légale et éthique. L’enseignement des gestes techniques se fait dans les unités de soins.





Au début de la 5ème année, un mois d’activités à choix permet d’approfondir ses connaissances au choix dans un de ces 3 domaines : médecine et recherche, médecine et société, “medical humanities”.





Après les AMC vient l’examen final fédéral... 10 examens oraux, puis 5 QCM (identiques pour toute la Suisse), répartis sur environ 6 mois. Avant et autour des oraux, l’unité de synthèse et de préparation des examens offre des répétitoires et cours de clarification de certains points (c’est le point faible de l’APP : certains sujets ne sont mystérieusement pas abordés en 5 ans d’études et sont découverts 3 semaines avant l’examen final). Les QCM fédéraux fournissent l’occasion de (re)découvrir que la meilleure façon de préparer un QCM, c’est de faire des QCM d’exemple ou retranscrits des années précédentes. Le final est long et éprouvant, mais il n’y a que peu de personnes qui le ratent. A noter que Genève est la seule faculté où on passe le final en 5ème année ; dans les autres facultés, on le passe à la fin de la 6ème année. Cela peut paraître un désavantage pour les étudiants genevois, mais leurs efforts seront récompensés en 6ème année...





En effet, la 6ème année est une année de stages à option (vous l’aurez compris, dans le reste de la Suisse c’est la 5ème année qui est à option). Il s’agit d’effectuer 10 mois de stages en hôpital, en laboratoire ou en cabinet. Les facultés tiennent un catalogue de places de stage dans de très nombreux services de presque tous les hôpitaux de Suisse romande (y compris les établissements non universitaires). Ce catalogue est disponible ici. Il est possible de faire des stages en laboratoire (sans restriction), en cabinet (maximum 3 mois), et également à l’étranger (maximum 3 mois). Les étudiants bénéficient d’une grande liberté durant cette année, bien que beaucoup choisissent un programme assez traditionnel comportant médecine interne, chirurgie, pédiatrie et un ou deux stages dans d’autres branches. Au cours de ces stages, l’étudiant prend en charge des patients, comme un médecin assistant (généralement un plus petit nombre, ou sous supervision, selon les services). Cette année peut être idéale pour choisir son orientation après les études. Elle permet aussi de se faire connaître dans les services, ce qui peut faciliter l’obtention d’une place de médecin assistant en formation par la suite. C’est là que les étudiants genevois tirent bénéfice du fait qu’ils ont déjà potassé toute la médecine pour les finaux : leurs connaissances sont souvent un peu plus poussées que celles des lausannois au début des stages. Encore une remarque : les stagiaires ont parfois la possibilité de faire un remplacement : ils travaillent comme un médecin assistant (parfois gardes comprises) et sont payés 75% du salaire d’un médecin assistant de 1ère année.





A la fin de la 6ème, les étudiants genevois passent encore 3 examens, les grands cas : il s’agit de faire l’admission d’un patient en médecine interne, pédiatrie et chirurgie, de résumer le problème du patient et de discuter le diagnostic, les investigations et les traitements nécessaires, le pronostic... A Lausanne, ces 3 examens (appelés compréhensifs) sont regroupés avec les autres examens finaux.





Après les études

La réussite des études de médecine donne droit au diplôme (“plôme”) fédéral de médecin. Celui-ci permet de travailler comme médecin assistant (ou interne) sous la supervision d’un médecin possédant un titre de formation post-graduée. La formation post-graduée en Suisse est régie par la fédération des médecins suisses (FMH). L’obtention d’un titre de spécialiste FMH est nécessaire pour s’installer à son compte et pour être accepté comme médecin par les assurances maladie. La liste des titres FMH se trouve ici. Notez que la médecine générale est également une spécialité FMH. Il faut au minimum 5 ans pour obtenir un titre FMH, et cela peut prendre plus du double, notamment en chirurgie. Pendant ce temps, le médecin assistant travaille en hôpital et est salarié ; il n’est plus étudiant.





Après la formation post-graduée, le médecin peut s’installer à son compte, poursuivre une carrière académique, ou s’orienter vers différentes professions connexes (recherche, industrie pharmaceutique, médecine des assurances, droit médical etc.). Auparavant, un médecin pouvait sans autre ouvrir son cabinet ; un moratoire instauré il y a 3 ans et théoriquement valable 3 ans (on parle de le prolonger...) limite désormais assez strictement l’ouverture de nouveaux cabinets médicaux.





La situation de la profession médicale en Suisse est assez bonne : les médecins assistants sont assez bien payés en comparaison avec l’Union Européenne ou les USA. Les horaires de travail hebdomadaires varient entre 50 et 70 heures, parfois plus. Dans de nombreux cantons, les médecins assistants négocient (parfois durement !) afin d’obtenir que les horaires soient limités autour de 50 heures par semaine maximum. Cependant, le moratoire sur l’ouverture de nouveaux cabinets diminue passablement les perspectives d’avenir de nombre de jeunes médecins. De plus, les coûts de la santé en Suisse sont parmi les plus hauts du monde et augmentent chaque année, et le système de santé connaît plusieurs projets de réformes qui tendent à limiter la liberté professionnelle du médecin. Tout ceci semble avoir pour effet de diminuer l’attractivité des études de médecine, ce qui fait qu’un manque de médecins assistants est annoncé dans les prochaines années.



Voir aussi : Travailler en Suisse avec un diplôme de médecin obtenu dans un autre pays

Etudes de médecine en Suisse

Description générale


Les études de médecine humaine en Suisse se font à l’université et durent au minimum 6 ans.





Il existe 5 facultés de médecine en Suisse :

- Genève (enseignement en français)

- Lausanne (en français)

- Bâle (en allemand)

- Berne (en allemand)

- Zurich (en allemand)





Par ailleurs, deux universités permettent d’effectuer le début des études de médecine en faculté des sciences :

- Neuchâtel : 1ère année (en français)

- Fribourg : 1ère et 2ème années (en français et allemand).





Le cursus général est le suivant :

- 1ère année : sciences fondamentales (physique, chimie, biologie...), anatomie et introduction à la médecine psychosociale

- 2ème et 3ème années : sciences médicales de base (morphologie, physiologie, pathologie...), introduction à la médecine clinique (sémiologie...)

- 4ème année : médecine clinique (par grandes catégories : médecine interne, chirurgie, pédiatrie, gynécologie et obstétrique...)

- 5ème année : année de stages à option

- 6ème année : médecine clinique et examens fédéraux finaux





La proportion des étudiants qui ne terminent pas leurs études est d’environ 25%. Ceci dit, ce chiffre est une statistique assez grossière et je pense que le taux d’échec est plus élevé. La majorité des étudiants sortent après la 1ère ou la 2ème année.





En Suisse, les études sont en théorie gratuites. Il faut néanmoins payer environ 1000 francs suisses par an (environ 700 euros). Les personnes en difficulté financière peuvent parfois obtenir une bourse d’études. Il est aussi possible de travailler pour financer ses études. Vu que celles-ci prennent déjà beaucoup de temps, les personnes qui réussissent à se financer totalement elles-mêmes ont beaucoup de mérite. On trouve ici une estimation du budget nécessaire pour un étudiant en Suisse.





Conditions d’admission

Formation antérieure : il faut un certificat gymnasial ou fédéral de maturité (plus d’infos sur le certificat de maturité ici)





Nationalité : pour les non-Suisses (ou Lichtensteinois), les conditions d’admission à Genève sont listées ici.





Examens d’admission :

- les facultés francophones n’ont pas d’examen d’admission : si vous remplissez les conditions, vous êtes bienvenu en 1ère année ! Les examens des premières années ont un taux d’échec élevé.

- les facultés alémaniques et Fribourg ont un numerus clausus, qui consiste en un examen d’aptitude qui ressemble un peu à un examen psychotechnique ; réussir cet examen vous permet d’entrer en 1ère (mais ne vous garantit de loin pas la réussite des études !).





Les études

Le programme des cours pour chaque faculté est disponible sur Internet :

- Genève

- Lausanne

- Bâle

- Berne

- Zurich





L’enseignement de la médecine en Suisse est en train de changer rapidement. Plusieurs facultés ont instauré des réformes des méthodes d’enseignement, ce qui fait que le cursus n’est plus figé et qu’il est un peu différent dans chaque faculté. Deux méthodes d’enseignement se côtoient : les cours ex cathedra et l’apprentissage par problèmes. Je vous décris le cursus de l’université de Genève.





1ère année : elle vient d’être réformée ! Le nouveau programme est censé être plus adapté aux compétences requises pour la réussite des études et le métier de médecin. L’ancien programme consistait en des cours ex cathedra et des travaux pratiques couvrant les disciplines suivantes :

- physique

- chimie générale et organique

- biochimie

- biologie générale

- biologie humaine

- génétique

- physiologie générale

- anatomie, histologie et embryologie humaines

- statistiques

- introduction à la médecine psychosociale et au système de santé suisse





L’examen, à la fin de l’année, consistait en 4 QCM :

- physique et physiologie

- chimie et biochimie

- biologie (en général)

- anatomie et histologie





Ce type de programme était assez constant entre toutes les facultés, et c’est encore celui qu’on trouve à Lausanne, Neuchâtel et Fribourg.





2ème et 3ème années : ce sont les années précliniques, réparties en unités ; chaque unité dure environ 1 mois et porte sur un système fonctionnel de l’être humain. En voici la liste :

- Croissance et vieillissement cellulaires

- Nutrition et digestion

- Reproduction

- Cœur et circulation

- Excrétion et homéostasie

- Respiration

- Locomotion

- Perception, émotions et comportement

- Défense et immunité

- Infections





Dans chaque unité, on étudie la structure et la fonction du système en question, ses principales atteintes, et les bases de la clinique qui s’y rapporte. Plusieurs disciplines sont enseignées tout au long de ces années : épidémiologie, médecine du travail, système de santé suisse, médecine légale et éthique, histoire de la médecine, informatique médicale... L’enseignement des compétences cliniques (notamment certains gestes techniques de base) et des dimensions communautaires de la médecine (notamment la relation médecin-malade) sont aussi répartis sur ces 2 ans. L’enseignement se fait en majorité par APP, avec des travaux pratiques de morphologie et de physiologie, ainsi que quelques cours ex cathedra. Les examens, à la fin de chaque semestre, consistent en QCM, questions à réponses courtes et examens oraux (majorité de QCM).





A la fin de la 3ème année, l’Immersion en communauté donne la possibilité aux étudiants de réaliser un travail en petits groupes sur un sujet de médecine communautaire. Les possibilités sont vastes, de l’étude de la prise en charge du cancer du sein à Genève jusqu’à la santé dans les squats ou une étude sur le dopage. Il est même possible de réaliser son “immersion” à l’étranger ! Ce mois d’étude est rafraîchissant et très apprécié des étudiants.





Au début de la 4ème année, l’Unité d’introduction à la démarche clinique met les étudiants en contact avec le raisonnement employé lors de la démarche clinique. L’enseignement se fait sur le mode APP.





4ème et 5ème années : ce sont les années cliniques. Elles sont réparties en stages (appelés AMC, apprentissage en milieu clinique), chaque AMC correspondant à une discipline médicale :

- médecine interne (2 mois)

- chirurgie (2 mois)

- pédiatrie (2 mois)

- gynécologie et obstétrique (1 mois)

- psychiatrie (1 mois)

- urgences (1 mois)

- médecine communautaire (1 mois)

- neurologie (3 semaines)

- dermatologie (3 semaines)

- ophtalmologie (3 semaines)

- oto-rhino-laryngologie (3 semaines)





Dans ces années, l’étudiant partage son temps entre des séances d’apprentissage (sur le format de l’APP) et une présence en clinique, où il participe plus ou moins activement selon les disciplines. Ainsi, en médecine interne, l’étudiant est présent 3 jours et demi par semaine dans l’unité de soin, suit les visites et fait l’admission de patients sous la supervision d’un médecin assistant. Par contre, le contact avec la clinique en ORL se résume à suivre quelques consultations. Certaines disciplines sont enseignées tout au long des 4ème et 5ème années : pathologie, radiologie, pharmacologie, médecine légale et éthique. L’enseignement des gestes techniques se fait dans les unités de soins.





Au début de la 5ème année, un mois d’activités à choix permet d’approfondir ses connaissances au choix dans un de ces 3 domaines : médecine et recherche, médecine et société, “medical humanities”.





Après les AMC vient l’examen final fédéral... 10 examens oraux, puis 5 QCM (identiques pour toute la Suisse), répartis sur environ 6 mois. Avant et autour des oraux, l’unité de synthèse et de préparation des examens offre des répétitoires et cours de clarification de certains points (c’est le point faible de l’APP : certains sujets ne sont mystérieusement pas abordés en 5 ans d’études et sont découverts 3 semaines avant l’examen final). Les QCM fédéraux fournissent l’occasion de (re)découvrir que la meilleure façon de préparer un QCM, c’est de faire des QCM d’exemple ou retranscrits des années précédentes. Le final est long et éprouvant, mais il n’y a que peu de personnes qui le ratent. A noter que Genève est la seule faculté où on passe le final en 5ème année ; dans les autres facultés, on le passe à la fin de la 6ème année. Cela peut paraître un désavantage pour les étudiants genevois, mais leurs efforts seront récompensés en 6ème année...





En effet, la 6ème année est une année de stages à option (vous l’aurez compris, dans le reste de la Suisse c’est la 5ème année qui est à option). Il s’agit d’effectuer 10 mois de stages en hôpital, en laboratoire ou en cabinet. Les facultés tiennent un catalogue de places de stage dans de très nombreux services de presque tous les hôpitaux de Suisse romande (y compris les établissements non universitaires). Ce catalogue est disponible ici. Il est possible de faire des stages en laboratoire (sans restriction), en cabinet (maximum 3 mois), et également à l’étranger (maximum 3 mois). Les étudiants bénéficient d’une grande liberté durant cette année, bien que beaucoup choisissent un programme assez traditionnel comportant médecine interne, chirurgie, pédiatrie et un ou deux stages dans d’autres branches. Au cours de ces stages, l’étudiant prend en charge des patients, comme un médecin assistant (généralement un plus petit nombre, ou sous supervision, selon les services). Cette année peut être idéale pour choisir son orientation après les études. Elle permet aussi de se faire connaître dans les services, ce qui peut faciliter l’obtention d’une place de médecin assistant en formation par la suite. C’est là que les étudiants genevois tirent bénéfice du fait qu’ils ont déjà potassé toute la médecine pour les finaux : leurs connaissances sont souvent un peu plus poussées que celles des lausannois au début des stages. Encore une remarque : les stagiaires ont parfois la possibilité de faire un remplacement : ils travaillent comme un médecin assistant (parfois gardes comprises) et sont payés 75% du salaire d’un médecin assistant de 1ère année.





A la fin de la 6ème, les étudiants genevois passent encore 3 examens, les grands cas : il s’agit de faire l’admission d’un patient en médecine interne, pédiatrie et chirurgie, de résumer le problème du patient et de discuter le diagnostic, les investigations et les traitements nécessaires, le pronostic... A Lausanne, ces 3 examens (appelés compréhensifs) sont regroupés avec les autres examens finaux.





Après les études

La réussite des études de médecine donne droit au diplôme (“plôme”) fédéral de médecin. Celui-ci permet de travailler comme médecin assistant (ou interne) sous la supervision d’un médecin possédant un titre de formation post-graduée. La formation post-graduée en Suisse est régie par la fédération des médecins suisses (FMH). L’obtention d’un titre de spécialiste FMH est nécessaire pour s’installer à son compte et pour être accepté comme médecin par les assurances maladie. La liste des titres FMH se trouve ici. Notez que la médecine générale est également une spécialité FMH. Il faut au minimum 5 ans pour obtenir un titre FMH, et cela peut prendre plus du double, notamment en chirurgie. Pendant ce temps, le médecin assistant travaille en hôpital et est salarié ; il n’est plus étudiant.





Après la formation post-graduée, le médecin peut s’installer à son compte, poursuivre une carrière académique, ou s’orienter vers différentes professions connexes (recherche, industrie pharmaceutique, médecine des assurances, droit médical etc.). Auparavant, un médecin pouvait sans autre ouvrir son cabinet ; un moratoire instauré il y a 3 ans et théoriquement valable 3 ans (on parle de le prolonger...) limite désormais assez strictement l’ouverture de nouveaux cabinets médicaux.





La situation de la profession médicale en Suisse est assez bonne : les médecins assistants sont assez bien payés en comparaison avec l’Union Européenne ou les USA. Les horaires de travail hebdomadaires varient entre 50 et 70 heures, parfois plus. Dans de nombreux cantons, les médecins assistants négocient (parfois durement !) afin d’obtenir que les horaires soient limités autour de 50 heures par semaine maximum. Cependant, le moratoire sur l’ouverture de nouveaux cabinets diminue passablement les perspectives d’avenir de nombre de jeunes médecins. De plus, les coûts de la santé en Suisse sont parmi les plus hauts du monde et augmentent chaque année, et le système de santé connaît plusieurs projets de réformes qui tendent à limiter la liberté professionnelle du médecin. Tout ceci semble avoir pour effet de diminuer l’attractivité des études de médecine, ce qui fait qu’un manque de médecins assistants est annoncé dans les prochaines années.



Voir aussi : Travailler en Suisse avec un diplôme de médecin obtenu dans un autre pays

Accréditation des filières de formation




Accréditation des filières de formation



L'accréditation des filières d'études sanctionnées par un diplôme fédéral est prescrite par la loi fédérale du 23 juin 2006 sur les professions médicales universitaires (loi sur les professions médicales, LPMéd). Cela concerne les filières d'études en médecine humaine, en médecine dentaire et en médecine vétérinaire ainsi qu'en pharmacie et en chiropratique. Selon la décision du 4 mars 2009 du Conseil suisse d'accréditation, des parties de filières d'études, qui conduisent à un diplôme de bachelor, peuvent également être accréditées.



Contact spécialisé: Akkreditierung-GB@bag.admin.ch

Dernière mise à jour le: 20.04.2010

Fin secteur de contenu

Attestations de diplôme pour les diplômes fédéraux / Attestations de conformité pour les diplômes fédéraux et les titres postgrades fédéraux

Attestations de diplôme pour les diplômes fédéraux / Attestations de conformité pour les diplômes fédéraux et les titres postgrades fédéraux






Contact spécialisé: MEBEKO-Ausbildung@bag.admin.ch

Dernière mise à jour le: 05.02.2009

Auteur: Sara Wyser

Aide-mémoire concernant la demande de reconnaissance d'un diplôme des professions médicales délivré par un Etat de l'UE ou de l'AELE

Aide-mémoire concernant la demande de reconnaissance d'un diplôme des professions médicales délivré par un Etat de l'UE ou de l'AELE




L'aide-mémoire informe sur les documents nécessaires à produire avec la demande de la reconnaissance d'un diplôme des professions médicales. En plus, le document fait partie intégrale d'une demande de reconnaissance et par conséquent l'aide-mémoire rempli et signé doit être annexé à celle-ci.



Aide-mémoire concernant la demande tendant à la reconnaissance d'un diplôme

Dernière modification: 29.07.2008
Dimension: 78 kb
Typ: PDF



Date de délivrance du diplôme (date de référence)

Dernière modification: 23.07.2008
Dimension: 14 kb
Typ: PDF



Autorités compétentes et points d'information dans les nouveaux Etats membres

Dernière modification: 23.07.2008
Dimension: 88 kb
Typ: PDF



Pour la reconnaissance d'un titre postgrade, il y a lieu de remplir l'aide-mémoire adéquat (cf. Aide-mémoire concernant la demande tendant à la reconnaissance d'un titre postgrade)

Aide-mémoire concernant la demande tendant à la reconnaissance d’un titre postgrade des professions médicales des Etats de l’UE ou de l’AELE (concerne également les prestataires de services)





Contact spécialisé: MEBEKO-Ausbildung@bag.admin.ch